hommages

         

Merci Emmanuelle
pour ta confiance en me demandant de parler un peu aujourd’hui de ta maman qui fut (oui le futur doit être employé maintenant) une amie pendant 35 ans environ.
C’est un honneur et un plaisir aussi car je sais qu’aujourd’hui Joëlle ne pourra pas m’interrompre..
Souvent lorsque je lui téléphonais le matin en général entre 7h et 7h30, j’entendais sa voix : «Ah! Michel!» et Joëlle se mettait ) parler jusque vers 8h et à ce moment là : « Ah! il faut que je te laisse, je dois sortir le chien…»
Et michel n’avait guère pu parler ni même parfois réussi à dire le motif de son appel.
Il y a peu de temps, lors d’une conversation téléphonique , Joëlle avait parlé encore et encore, me racontant tout ce qu’elle vivait comme inconforts et comme compréhensions au travers de la maladie, me disant : «C’est drôle tu es la seule personne avec qui je parle et avec qui je n’ai pas besoin de tousser.» Michel a donc écouté Joëlle et a fini par arriver avec un peu de retard à un rendez-vous, mai si content d’avoir entendu son amie qui semblait en meilleure forme avec l’espoir de guérison.
Joëlle aimait l’art sous toutes ses formes :  littérature, peinture, musique… elle aimait aussi beaucoup Marseille :  les nouveaux musées, Notre Dame de la Garde et sa colline, les calanques et leurs collines où elle aimait aller marcher…
Passionnée de spiritualité, Joëlle a contribué à diffuser ce courant de philosophie indienne en organisant de nombreuses rencontres pour des enseignants célèbres ou moins célèbres, mais toujours avec la même efficacité et le même enthousiasme.
Les cours de yoga, que Joëlle dispensaient depuis quelques années, ont permis à de nombreuses personnes de se familiariser avec cet art du travail corporel, sa trouvaille avec «le yoga est dans le pré» a encore davantage contribué à faire connaître cette discipline durant la période estivale.
Tous les amis présents aujourd’hui sont le témoignage , vois-tu Emmanuelle, combien ta maman était appréciée et aimée. Il y en a beaucoup d’autres aussi qui n’ont pas pu venir aujourd’hui car trop loin géographiquement (Québec, Italie, Suisse …) ou en impossibilité de se libérer.
Les témoignages d’amis dans les commentaire sur facebook à la publication de la nouvelle montrent aussi combien ta maman était aimée et l’est encore maintenant.
Gardons en souvenir combien Joëlle était authentique dans son quotidien comme dans ses amitiés.
Joëlle, je ne te dis pas au revoir ni adieu, car ne sommes-nous pas tous aujourd’hui réunis en Dieu avec toi?
Alors en Dieu Joëlle, en Dieu!
michel divita

 

Joëlle,
Tu nous as tour à tour inspirés, bousculés, révoltés, jamais laissés indifférents
Ton appétit de vivre entrainait tout sur son passage,
Ton rire était salutaire,
Ta voix était la nôtre en bien des circonstances
Nous retrouver si tôt devant ton absence nous réunit et nous relie dans la Présence
Merci à toi, merci à la vie et que ton cœur soit serein.
Jenny

 

Transmettre un bouquet d’amour pour cette belle personne qu’elle a été.
Mon cœur l’a rencontrée, elle y demeure, après toutes ces années.
Dieu te garde Joëlle, il n’a fait que ça tout le temps.
Et toi aussi, tu l’as gardé.
Car Dieu a infiniment besoin de nos cœurs pour le garder.
Et le tien lui a été un refuge inestimable.
Fraternellement
Alain Pontoppidan

 

Chapeau Joëlle,
tu as réussi l’impossible…faire découvrir le silence à notre ami Michel …
chapeau Joëlle…cela semblait une mission impossible….
chère Joëlle…merci pour ces moments de tendresse partagés au téléphone…
j’étais si impatient de pouvoir te serrer dans mes bras
et si heureux de pouvoir te livrer à domicile cette petite soupe 3 légumes ( sans poireau) avec jambon…
merci de m’avoir permis de la préparer :
Soleil de décembre –
Joëlle
la soupe est prête

 Jean-Claude Cesar
 
 
C’est lundi sous la pluie
Pour Joëlle partie juste avant Noël
Ce soir on lui dit bye
Con qu’elle s’en aille
Qu’on ait pas eu le temps
C’est jamais le temps
De dire je t’aime
Aux gens qu’on aime
Phil
Un poème de Joëlle écrit 20 ans plus tôt :

Road moovie
Pourquoi cacher l’hiver sous mes rêves de sable ?
Mon âme est quelque part sous mes kilos de chair,
Le soleil chauffe l’air même derrière un voile,
Quel danger de courir quand il ne fait pas clair !
 Kyrie Eleison, Ô Dieu des sanctuaires,
Moi je vous aurais cru plutôt Dieu des armées,
Quand je rêvais de paix vous m’envoyiez en guerre :
pas le plus petit creux où pouvoir ronronner.
 La liberté chérie, Ah, Ah, laissez-moi rire !
La première rencontre m’avait prostituée,
De libre je n’avais que le choix d’un martyre
Car d’amour insouciant, plus jamais, plus jamais…
 Trop tard, j’avais mordu la pomme empoisonnée.
Les amis, la famille restaient dans l’autre monde,
Je jouais les pythies dans ma cour désertée.
Jusqu’aux fleurs qui disaient : nos couleurs sont mensonge.
 À quoi bon, j’ai bâti pour vous des cathédrales !
Quand vous alliez partout, sauf sous mon toit doré,
J’étais, je le savais, la plus laide vestale.
Feriez-vous exception pour moi, Dieu de beauté ?
 Bon ! je serais pirate, j’irais aux Amériques.
Mais mon rafiot restait solidement ancré.
Pourtant, je vous aurais abrité dans des criques
Où de vieux goélands enseignent à voler.
Quand je voulais m’enfuir, vous transformiez en plomb
Mes ailes de crépon, mon costume de ciel.
Mais qui donc m’a conçue ? Détestable avorton,
Jalouse des oiseaux, je crucifiais leurs ailes.
Pas une main amie, pas un œil bienveillant,
Pas la moindre pitié pour mes épilepsies,
Mirage d’herbe tendre et lac étincelant,
À mon cœur épuisé vous répétiez : JE SUIS.
Je suis celui qui suis, vous parlez d’une histoire !
Je vous imaginais magicien et bon père
Qui de l’enfer au ciel ne nous quitte jamais.
Oui, j’ai chanté transie la gloire du calvaire.
Tournez la tête un peu, contemplez le désastre :
Cadavres, cliquetants squelettes, somnambules
Sont les seuls avec moi à remplir le théâtre
Aux bannières brodées de vos cinq majuscules.
 Une fois, une seule, respirer de votre air,
Un éclair de vos yeux pour enfin me coucher ;
Voyez mon corps grossier et mon âme vulgaire,
Mais que faut-il, Bon Dieu, pour vous apitoyer ?
 Ah, ces vieux grelottants me feraient presque envie,
Et les ventres gonflés des enfants qui ont faim,
Mais vous m’engluez là et me gavez d’ennui ;
À d’autres les trophées et les poignées de main.
 Alors que je rêvais missions équatoriales,
Vous me plongez au cœur des luttes sans péril,
Dieu des armées peut-être, mais sans cri de victoire ;
Les vrais révolutions se font seul dans la nuit.
 Dans les couloirs glacés, mes songes de prophète
Se sont évaporés ; on n’attend rien de moi
Que cet anonymat qui fait courber la tête,
À servir des fantômes comme on ferait de rois.
Sans éclat, sans exploit, vous vouliez de mon âme,
La voir brûler sans cesse nuit et jour en secret,
Comme l’huile des lampes de ces dix jeunes femmes :
Cinq vous avez aimées, cinq autres rejetées…
Et pourtant la promesse ronronnait dans mon crâne.
La dernière lueur me rappelait toujours,
Au moment où j’allais vers les fêtes profanes.
Vous reveniez, mon cœur, bouleversant d’amour…
 Pour toujours à vos pieds, mais plus rien ne m’attache,
Je confesse et j’accueille, je tiens et j’ai compris
Que vous n’aimiez pas plus les héros que les lâches,
Mais la simplicité d’un cœur qui convertit…
OUI
OUI
OUI

Un grand, un immense  merci à toi Joëlle.
Ta rencontre, due au  hasard de  la programmation d’un cours de yoga dans une salle de sports, a été pour moi une révélation.
Moi qui étais vaguement tentée depuis longtemps pour tester cette discipline, j’ai eu beaucoup de chance que ce soit toi .
J’ai souvent voulu te dire la reconnaissance que je te vouais mais  il aura fallu que tu tombes malade pour que j’ose en lâcher quelques bribes.
Avec toi un cours de yoga c’était  bien plus que ça: toutes ces petites phrases  qui ont si souvent fait écho, tu nous disais « je vous donne les clés, à vous d’ouvrir les portes ».
Tu nous a souvent fait rire lorsque tu recevais de nouveaux élèves:
 « les nouveaux, je vous préviens le yoga c’est chiant, n’en attendez rien, mais je ne dis pas ça pour que vous partiez, si vous restez ça me fait plaisir  « ,
 Tu me manques.
Nadine Roques

 

Je viens d’apprendre que cette belle personne qui m’aidait à me dé- stresser le soir dans une salle de sport a rejoint les anges.
j’adorais son style. Je vois,d’après ce que j’ai lu qu’elle était une femme vraie et simple, proche de la nature………..
En lisant ses textes mes yeux se sont remplis de larmes, ma gorge se serre… Que sommes nous sur cette terre ?  De simples passants…. Il n’y a qu’une chose à dire, elle a trouvé le repos.
J’étais au courant de sa maladie et désirais reprendre les cours avec elle. Son sourire me manquera…..  J’ai  regretté   de ne pas m’investir un peu plus dans cette discipline que je commençais à apprécier, car très relaxante…
 Je lui avais adressé plusieurs mails d’encouragement à la guérison, mais un jour elle a dit  »la maladie a été plus forte…. »
 Merci d’avoir informé toutes les personnes qui l’ont cotoyée….
Au revoir Joelle .  Je tembrasse très fort et garderai de toi une image agrémentée de ton  beau  sourire et de tes grands yeux…..et un coeur  »gros comme ça »
 Adieu.
 Marie Joséee Brisco/ du cours de yoga de garden gym…..

 

Joëlle,   prof de yoga chère à mon cœur,
C’est étrange pour moi de t’écrire car je n’aurai jamais osé te dire tout cela …
Joëlle, tu nous a quitté : quel coup dur ! Même si tu m’avais « prévenue par mail » et que j’étais en pensées en lien avec toi, inquiète et presque sure que tu reviendrais, nous faire cours, parce que je ne savais pas la gravité de ta maladie, parce qu’il était inenvisageable de ne plus te voir. Même pas eu le temps de te dire au revoir…
Je mesure en pensant à toi combien  l’expression « personne n’est irremplaçable », est douloureuse.
En tout cas, toi tu étais pour moi unique et donc TU ES IRREMPLAçABLE!
Je suppose que de là où tu te trouves tu compatis à notre tristesse et tu ris, avec liberté retrouvée.
C’est ça que tu m’as transmis Joëlle, la non-dualité et l’acceptation de TOUT.
Pouvoir accepter d’être triste de ton départ et ressentir de la gratitude, de la joie au souvenir de tes discours audacieux et des bons moments passés ensemble.
Ton enseignement surprenant, drôle parfois et sublime la plupart du temps !
Ta manière si particulière de rendre le yoga accessible, ludique, déculpabilisant, respectueux de l’état physique de chacun, du moment.
« C’est celui qui va le moins loin qui a gagné ! » «  Et si vous n’y parvenez pas il ne manque rien ! » « Goûtez la posture » « Ne rien faire » …
Ton enseignement est ancré dans mon corps , mes oreilles, mes jambes, garce à toi je connais mieux les chakras, le piège de l’égo, la force du lacher-prise et le bonheur de lier corps et esprit…
J’entends aussi ta voix me guider vers de nombreux horizons lointains ! Combien de voyages j’ai fait accompagnée par elle !
Une voix affectueuse, juste, poétique, inspirée, des mots choisis, distillés  sur-mesure ET universels qui font que chacun se retrouve embarqué :
Sur les bords du Gange, près de Bénarès,  je suis assise au bord du fleuve et je vois tout ce qui se passe, le grouillement des gens, les couleurs, les odeurs, la joie….
En Amérique du Sud, au sommet de la Cordillères des Andes, je suis le condor, je vole et je domine le monde.
Dans la chapelle Sixtine, au Vatican, dans l’intimité de Michelangelo, j’assiste au miracle de l’artiste.
Pour finir ma préférée : sur la plage, allongée dans le sable, à chaque vague, je me nettoie de tous mes soucis, je me régénère et me nourrit de l’iode, du sel, de la vitalité de la nature….
Sans parler de toutes les expansions corporelles que tu nous as infligées : des bras qui touchent le plafond, des phares à la place des yeux, un visage qui irradie, des articulations qui se démontent…
Oh combien j’ai perdu en te perdant….
Heureusement ! quelques bribes de méditations et consignes subsistent dans ma tête !!
Je continue la pratique du yoga car je suis maintenant « accro », avec un autre prof, un autre style.
En acceptant « ton départ pour une autre destination » tu nous prives  d’un prof de yoga génial, d’un garde-fou contre la folie de la vie « trop active », d’un guide et d’une humanité bienveillante dont le monde a tant besoin !
Je suis fière de t’avoir rencontré, d’avoir ressenti et partagé ton ouverture de cœur, ta joie simple et ta fantaisie, ton professionnalisme,  ta culture, ta générosité, ta pétillance !!
Messages reçus 5/5 : le bonheur est dans le pré, aimons-nous tel que nous sommes, nous sommes parfaits, la joie est dans le partage, vive la vie !
A  bientôt dans une autre tranche de vie. Merci Joëlle !!
Cathy Hallé
12 janv. 2014